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MUNZ FLOOR® : Jusqu'où aller dans la spirale, à l'écoute des fascias ?

Dernière mise à jour : il y a 11 minutes

« Je sens que ça tire… Est-ce que je dois aller un peu plus loin ? »

Cette question peut naturellement apparaître lorsque l’on découvre la lenteur si particulière des spirales du MUNZ FLOOR®.

Jusqu’où laisser aller le mouvement? Faut-il rechercher davantage d’amplitude?

Et comment distinguer une tension que l’on peut tranquillement observer d’une sensation qui nous invite, au contraire, à réduire le mouvement ?

En MUNZ FLOOR®, il ne s’agit pas d’aller le plus loin possible.

Il s’agit avant tout d’écouter, d’observer et d’adapter.

La lenteur nous offre justement ce temps précieux : celui qui permet à chacun d’ajuster l’amplitude de ses spirales, le poids et les contrepoids de ses membres en fonction de son propre ressenti.

🌀 La tension nous renseigne

Lorsque nous entrons très lentement dans une spirale, nous pouvons rencontrer une zone moins mobile, une sensation d’étirement ou une résistance.

Ce ressenti n’est pas forcément négatif.

Au contraire, il nous donne une information sur ce que le corps nous permet d’explorer à cet instant.

Mais il ne s’agit pas de considérer cette résistance comme un obstacle à vaincre.

En MUNZ FLOOR®, nous ne cherchons ni à aller le plus loin possible, ni à reproduire une forme parfaite.

Nous observons ce qui se passe.


La lenteur, cette caractéristique si particulière du MUNZ FLOOR®

La lenteur nous laisse le temps de percevoir.

Que se passe-t-il si je laisse davantage peser ma jambe?

Si je diminue légèrement son contrepoids?

Si mon bras s’éloigne un peu moins?

Si je réduis l’amplitude de ma spirale?

Et surtout :

Est-ce que je peux continuer à respirer tranquillement et à laisser mon corps se relâcher dans les OFF?

La réponse n’est pas identique pour tout le monde.

Elle peut même être différente chez une même personne d’une séance à l’autre.


🌿 À chacun sa spirale

C’est une notion à laquelle je tiens beaucoup lorsque je guide mes cours.

Vous entendez tous la même proposition de mouvement, mais vous n’avez pas à réaliser exactement la même spirale.

Nos morphologies sont différentes.

Notre mobilité est différente.

Notre état de fatigue, nos tensions et notre disponibilité corporelle le sont également.

C’est pourquoi chacun peut adapter l’amplitude de son mouvement et utiliser différemment le poids et le contrepoids de ses membres.

Une spirale très petite peut être extrêmement riche en sensations.

Il n’y a aucune performance à accomplir.


Et si une douleur apparaît ?

C’est là que l’écoute devient particulièrement importante.

Une douleur n’est pas la preuve qu’un mouvement est plus efficace.

Si une position ou une amplitude provoque une douleur, il est possible de réduire le mouvement, modifier légèrement un appui ou un contrepoids, revenir vers davantage de confort, utiliser un coussin, sous la nuque, voire interrompre le mouvement si nécessaire.

Le système nerveux évalue continuellement les informations provenant du corps et de son environnement. Lorsqu’une expérience est perçue comme menaçante, différentes réponses protectrices peuvent apparaître : augmentation du tonus musculaire, modification de la respiration, appréhension ou envie de se soustraire au mouvement.

Vouloir absolument aller plus loin n’est donc pas nécessairement la meilleure réponse.

Parfois, quelques millimètres de moins changent complètement l’expérience.


🌀 Le fascia n’a pas besoin d’être « vaincu »

Les recherches contemporaines sur les fascias nous montrent qu’il ne s’agit pas simplement d’une enveloppe passive qu’il faudrait étirer ou « casser ».

Le tissu fascial est richement innervé et participe notamment à notre perception corporelle. Les travaux de chercheurs comme Robert Schleip et Helene Langevin ont largement contribué à faire évoluer notre compréhension du fascia, de ses propriétés mécaniques, de son rôle sensoriel et de ses interactions avec le mouvement.

Cela invite à sortir d’une conception dans laquelle il faudrait nécessairement forcer davantage pour obtenir davantage.

En MUNZ FLOOR®, l’expérience est tout autre.

Nous ralentissons.

Nous explorons.

Nous ajustons.

Nous laissons le mouvement se transformer progressivement.


✨ Moins loin peut parfois être beaucoup plus intéressant

C’est peut-être l’un des apprentissages les plus déroutants lorsque l’on découvre cette pratique.

Nous sommes tellement habitués à rechercher l’amplitude, l’étirement ou la performance que faire moins peut sembler étrange.

Pourtant, ralentir permet parfois de percevoir beaucoup plus.

Alors, lorsque vous pratiquez, ne vous demandez pas seulement :

« Jusqu’où puis-je aller? »

Essayez plutôt :

« Jusqu’où puis-je laisser cette spirale se développer tout en conservant ma respiration, mon confort et ma capacité à relâcher? »

Votre spirale vous appartient.

Elle peut être ample aujourd’hui et minuscule demain.

Elle peut évoluer au cours même d’un mouvement.

Et c’est précisément cette possibilité d’adaptation qui rend l’exploration si intéressante.

En MUNZ FLOOR®, spiraler n’est pas forcer le corps à aller quelque part.

C’est lui laisser le temps de nous montrer jusqu’où il est disponible pour aller.


MUNZ FLOOR® est une méthode créée par Alexandre MUNZ. Les réflexions partagées dans cet article sont issues de mon expérience d’enseignante et de mes observations pédagogiques au fil des séances. Elles traduisent simplement la manière dont j’accompagne mes élèves dans l’écoute de leurs sensations et l’adaptation de leur pratique.

Dominique Belotti

Coach MUNZ FLOOR®

 
 
 

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